La recherche ne se fait plus seulement sur Google : elle passe de plus en plus par ChatGPT, Gemini, Perplexity et Claude. Ce chapitre présente les chiffres qui le montrent et les Québécois qui utilisent déjà l'IA pour acheter.
Ce que vous allez apprendre
- Les chiffres clés sur l'usage de l'IA, ici et ailleurs
- Combien de Québécois s'en servent déjà pour acheter
- Comment tester en 2 minutes ce que les IA disent de vous
Plan de la leçon
- 1Pourquoi vos clients ne cherchent-ils plus seulement sur Google ?
- 2Qui utilise l'IA pour décider d'un achat au Québec ?
- 3Quelles sont les statistiques clés sur la recherche IA et le GEO ?
- 4Comment tester en 2 minutes ce que les IA disent de votre entreprise ?
- 5Le SEO est-il mort à cause de l'IA ?
- 6Exercice pratique
- 7À retenir
Pourquoi vos clients ne cherchent-ils plus seulement sur Google ?
Parce que de plus en plus de consommateurs se servent de l'IA pour chercher et pour décider d'un achat. Le comportement de recherche change, et les chiffres commencent à le montrer.
29 % des adultes des pays développés verront chaque jour au moins un résumé de recherche généré par l'IA, contre 10 % qui utilisent chaque jour une application d'IA autonome, selon les prévisions 2026 de Deloitte.
4,4 fois : les visiteurs qui arrivent depuis un moteur de recherche IA convertissent 4,4 fois mieux que ceux de la recherche organique, selon une étude de Semrush (juin 2025) portant sur plus de 500 sujets de marketing numérique et de SEO. Ils ont déjà fait une bonne partie de leur réflexion dans la conversation avant de cliquer.
1 Québécois sur 4 (24 %) utilise régulièrement ou à chaque fois des applications d'IA comme ChatGPT, Claude ou Gemini pour accompagner ses décisions d'achat, selon le baromètre du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), réalisé avec ORAMA Marketing.
Semrush projette aussi que, pour les sujets liés au marketing numérique et au SEO, la recherche par IA (ChatGPT et Google AI notamment) pourrait générer plus de trafic que Google d'ici 2028. C'est une projection pour un secteur précis, pas une loi générale, mais la direction est claire : le trafic total ne disparaît pas, il se déplace.
Qui utilise l'IA pour décider d'un achat au Québec ?
Au Québec, c'est chez les 35 à 44 ans que l'IA est le plus utilisée pour décider d'un achat (30 %), et moins de 10 % des 55 ans et plus l'utilisent. Voici la part des Québécois qui l'utilisent régulièrement ou à chaque fois, par tranche d'âge, selon le baromètre du Conseil québécois du commerce de détail.
| Tranche d'âge | Utilise l'IA pour accompagner ses achats |
|---|---|
| 18-24 ans | 27 % |
| 25-34 ans | 24 % |
| 35-44 ans | 30 % |
| 45-54 ans | 18 % |
| 55-64 ans | 8 % |
| 65 ans et plus | 8 % |
Source : baromètre du Conseil québécois du commerce de détail. Part des répondants qui utilisent l'IA « régulièrement » ou « à chaque fois ».
Beaucoup de potentiel, on est au tout début
Au Québec, les 35 à 44 ans sont les plus grands utilisateurs d'IA pour leurs achats (30 %), soit une bonne part des décideurs et des acheteurs de services aux entreprises. Chez les 55 ans et plus, on est sous les 10 %. La bascule n'est pas terminée, ce qui laisse une fenêtre pour prendre de l'avance avant que vos concurrents s'y mettent.
Quelles sont les statistiques clés sur la recherche IA et le GEO ?
Les chiffres qui comptent en GEO tiennent en neuf statistiques sourcées : 29 % des adultes des pays développés verront un résumé de recherche IA chaque jour (Deloitte), leurs visites convertissent 4,4 fois mieux (Semrush), et ajouter des statistiques, des citations et des sources peut améliorer de 30 à 40 % la visibilité relative dans les réponses générées (étude GEO de Princeton et d'IIT Delhi, 2024). Voici le tableau complet, à citer librement avec sa source.
| Statistique | Chiffre | Source |
|---|---|---|
| Adultes des pays développés qui verront un résumé de recherche IA chaque jour (prévision 2026) | 29 % | Deloitte (2026) |
| Conversion des visiteurs issus de l'IA, comparée à la recherche organique | 4,4 fois plus | Semrush |
| Québécois qui utilisent l'IA régulièrement ou à chaque fois pour leurs décisions d'achat | 24 % (environ 1 sur 4) | CQCD (ORAMA Marketing) |
| Québécois de 35 à 44 ans qui utilisent l'IA pour leurs achats | 30 % | Conseil québécois du commerce de détail |
| Hausse de visibilité relative en ajoutant statistiques, citations et sources | 30 à 40 % | Semrush |
| Fraîcheur du contenu cité par les IA, comparé à Google | 25,7 % plus récent | Ahrefs (17 millions de citations, 2025) |
| Pages très citées par ChatGPT mises à jour en 2025 | 89,7 % | Ahrefs (564 pages) |
| Corrélation entre mentions de marque et visibilité IA | 0,664 | Ahrefs (environ 75 000 marques) |
| Part des pages de type liste dans les citations de ChatGPT | 43,83 % | Analyse de 750 requêtes |
Statistiques présentées dans la formation d'Oriana Solutions sur le GEO. Consultez la liste des sources en fin d'article.
Les données originales : un avantage GEO
Ajoutez des études et des statistiques à vos pages, et surtout vos propres données. Les données originales sont particulièrement intéressantes pour le GEO : si vous êtes la seule source d'un chiffre, une IA n'a pas d'autre choix que de vous citer. Publiez le résultat d'un sondage auprès de vos clients, des moyennes tirées de vos projets ou de vos audits (anonymisées), des prix réels, ou un test comparatif. Indiquez la méthode, la date et la taille de l'échantillon, et mettez-les à jour chaque année.
Le SEO est-il mort à cause de l'IA ?
Non. Une IA doit d'abord découvrir, accéder, comprendre et évaluer votre contenu, et les bonnes pratiques SEO facilitent chacune de ces étapes : le SEO est la fondation du GEO, pas son concurrent. Ce qui change, c'est que la position sur Google ne suffit plus : il faut aussi être cité dans les réponses générées. Ne cessez donc pas votre SEO, complétez-le.
À retenir du chapitre 1
- 1La recherche passe de plus en plus par l'IA (29 % des adultes des pays développés verront chaque jour un résumé de recherche IA, selon Deloitte).
- 2Les visiteurs venus des moteurs IA convertissent mieux, selon Semrush.
- 3Au Québec, l'adoption est déjà là (1 sur 4) mais loin d'être terminée, ce qui laisse une fenêtre pour prendre de l'avance.
Sources de ce chapitre
- 1.Deloitte, prévisions Technologie, médias et télécommunications 2026 — 29 % des adultes des pays développés verront au moins un résumé de recherche IA par jour, contre 10 % qui utiliseront une application d'IA autonome (publié le 18 novembre 2025).
- 2.Baromètre du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) et ORAMA Marketing — 24 % des Québécois utilisent l'IA régulièrement ou à chaque fois pour leurs décisions d'achat, 47 % jamais; 30 % chez les 35 à 44 ans et 8 % chez les 55 ans et plus (septembre 2026).
- 3.Semrush, étude sur la recherche IA et le trafic — Les visiteurs issus de la recherche IA valent 4,4 fois plus que ceux de la recherche organique; projection d'un trafic IA supérieur à celui de la recherche classique pour les sujets de marketing numérique et de SEO d'ici 2028 (plus de 500 sujets analysés).
Posez les cinq questions ci-dessus à ChatGPT, Gemini et Perplexity. Dans un tableur, notez pour chacune : êtes-vous cité (oui ou non) et quels concurrents sont nommés. Gardez ce tableau : c'est votre point de départ. Vous voulez répéter ce test chaque mois sans y penser ? GEO Monitor le fait pour vous.

Comment tester en 2 minutes ce que les IA disent de votre entreprise ?
Posez ces cinq questions à ChatGPT, Gemini et Perplexity, chacune dans une nouvelle conversation, puis notez pour chaque IA : êtes-vous cité ? Qui est cité à votre place ? Quelles sources sont affichées ? Ce test est votre point de départ, et vous le referez chaque mois au chapitre 10.